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Toulouse (samedi 01/12) : l’Allemagne en révolution 1918-23

 

Trois conférences-débats le samedi 1er décembre – de 17h à 20h – Salle du Sénéchal, 17 rue de Rémusat

 

1- Le mouvement ouvrier en Allemagne pendant la Première guerre mondiale
Avec Julien Chuzeville, auteur de Militants contre la guerre 1914-1918 (Spartacus, 2014)

En août 1914, la majorité du mouvement ouvrier se rallie à la guerre, en Allemagne comme en Europe. Cependant, des oppositionnels internationalistes s’organisent pour lutter contre la guerre, autour notamment de Rosa Luxemburg, malgré la répression. Plus la guerre dure, plus son rejet grandit : grèves et mutineries apparaissent. Début novembre 1918, la révolution renverse la monarchie. Mais les militants et les travailleurs restent très divisés sur la voie à prendre.

 

2- Le mouvement des conseils en Russie, en Allemagne et en Hongrie
Avec Philippe Bourrinet, auteur de La Gauche germano-hollandaise des origines à 1968 (Smolny, 2019)

Partant de l’idée que les conseils sont le produit à la fois d’une décomposition de l’armée, suite à des défaites militaires (de 1905 à 1918) et du surgissement historique de la classe productrice exploitée, il s’agit de montrer comment le prolétariat cherche à s’organiser dans le but de prendre le pouvoir et d’instaurer une nouvelle société sans exploitation et donc sans bourgeoisie. L’analyse des obstacles auxquels il se heurte, contre-révolutions intérieure et extérieure, permettra d’examiner l’importance du facteur "organisation". Dans la lutte pour le pouvoir dans l’usine (conseils d’usine, délégués révolutionnaires, comités de chômeurs, gardes rouges) et dans la rue (milices ouvrières armées) l’organisation politique radicale communiste joue un rôle qu’il s’agira de resituer dans son contexte (lutte contre l’emprise des partis social-démocrates amenés à s’allier à la contre-révolution) mais aussi de questionner à l’aune de la situation actuelle. Que ce soit face à l’appareil politique de la bourgeoisie, à la droite extrême ou à la prétendue extrême gauche, aux fractions significatives du paysannat (dans les pays hors du monde industrialisé) et surtout à la petite bourgeoisie, voire du lumpen-proletariat et autre Cent-Noirs “modernisés”, quelles sont les forces auxquelles le prolétariat se confronte pour exercer son pouvoir ?

 

3- L’héritage de la Révolution allemande : la démocratie des conseils
Avec Yohan Dubigeon, auteur de La démocratie des conseils (Klincksieck, 2017)

La Révolution allemande s’inscrit dans un cycle plus général d’insurrections (2ème moitié du XIXe, 1ère moitié du XXe), qui porte la marque d’un modèle démocratique nouveau. Communes, comités et conseils dessinent les contours d’un projet de démocratie des conseils dont les principes d’organisation politique et la stratégie méritent d’être étudiés et compris ensemble. L’héritage conseilliste issu de la révolution allemande constitue de ce point de vue un corpus aussi riche que sous étudié.